Afrique: Parlons rêves, parlons évolution (2)

 

 

Nous sommes la jeunesse pensante de l’Afrique. Nous sommes les élites de demain, l’avenir de notre cher continent.  Nous avons beaucoup de choses à dire, et nous n’avons qu’une seule requête: Ecoutez-nous!

 

jeunesse-africaine

 

« Nous rêvons d’une Afrique. D’un continent dynamique qui prospère dans tous les domaines, et  qui aussi, porte un regard spécial sur la santé de sa population. D’un continent où l’on développe des politiques publiques ayant pour principal objectif la consolidation ou la reconstruction des systèmes de santé . En regardant les récents événements qui ont secoué notre terre mère, on a vu les limites de nos Etats, leurs difficultés dans la façon de gérer la situation par eux-même. Il est temps de commencer à penser à la santé de la population africaine d’une manière un peu plus intégrale; il ne faut plus regarder la maladie tout simplement comme un phénomène isolé mais plutôt, rechercher les facteurs déclencheurs de celle-ci. Il faut introduire un système qui puisse favoriser la prévention. Aujourd’hui, dans, les pays développés, on voit clairement comment ce système fonctionne et à quel point il est efficace. Et à titre personnel, mon souci, c’est de voir la santé de mon peuple recevoir une plus grande attention. Seuls des hommes bien portants construiront une plus belle Afrique.» Reagan Nzundu Boigny, Sciences Infirmières, Fortaleza (Brésil), Congolais. 

« Sur les bancs d’école, j’ai toujours été une très bonne élève. Mais lorsque je suis arrivée ici (au Brésil), j’ai remarqué que je n’étais pas aussi bien préparée que je le pensais pour l’Université. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le rythme malgré le fait que la plupart des cours étaient dispensés en Portugais, langue qui se trouve être la langue officielle de mon pays. Si j’avais eu l’opportunité de recevoir une meilleure formation de base, je n’aurais certainement pas autant ramé pendant mes premiers semestres. Alors, pourquoi ne pas essayer d’apporter un peu de sang frais à ce système d’éducation qui est le même depuis un peu trop longtemps et qui n’est plus totalement adapté à l’ère que vous vivons actuellement? Revoir la structure des écoles, promouvoir au sein des établissements l’usage de la technologie (Internet) et des programmes d’incitation à la lecture et à l’écriture, seraient déjà bien pour un début. » Benvinda Ie, Lettres Anglaises, Fortaleza (Brésil), Bissau-Guinéenne. 

« J’aspire à une Afrique jeune, forte, conscientisée qui aurait compris le rôle crucial que pourrait jouer la femme pendant son avancée vers l’émergence. » Taman Birénam Abi, Audit et Management, Paris (France), Togolaise. 

« « Finis vite tes études, mon enfant ; tu commenceras vite ta vie professionnelle et tu auras un bon salaire ; plus tard, une bonne retraite parce que tu auras longtemps travaillé et tu seras un grand cadre » Telle est la rhétorique que nos grands-parents ont « chanté » à nos parents et que nos parents nous répètent aussi. Cependant, il est opportun de faire un constat simple : cette manière réductrice de voir les choses empêche l’innovation et la créativité ; après une vingtaine d’années de travail, on finit par vivre pour payer ses factures, la dette immobilière et la dette contractée pour la scolarité de ses enfants avec des apparences de richesse flagrantes. Moi, je dis NON à cela ; il est temps pour la jeunesse africaine d’entreprendre ; de créer de la valeur, de créer de la richesse en créant des entreprises ; Il ne s’agit pas pour moi de lancer un appel à une course effrénée pour la richesse matérielle mais plutôt d’appeler à une prise de responsabilité ; Non seulement, nos mentalités auront changé avec l’émergence d’une véritable classe moyenne entreprenante mais aussi nous pourrons laisser un héritage «précieux» à nos enfants! » Warou Sousso Charles Tchamdja, Economie, Lomé (Togo), Togolais. 

Et moi dans tout ça? Ah, cousin lecteur, tu aimerais que je pose aussi mon paragraphe, c’est ça? Que cela changera t-il? Hein? Pardon? Bon, okay. Mais c’est uniquement pour te faire plaisir hein. Bref, (…)

En Afrique, nous avons tout ce qu’il faut pour être prospère, mais uniquement sur le papier. Eh oui, il faut le dire, la réalité du terrain est toute autre. Dans presque tous les secteurs d’activités, il y a encore beaucoup d’efforts à fournir. De l’éducation à la santé, de l’agriculture à l’industrie, du sport à l’art, etc, les avancées se font à pas d’escargot. Voyez-vous, le puzzle est à priori assez complexe, difficile à décortiquer, mais, l’une des clés qui en résoudrait une belle partie n’est rien d’autre que la volonté politique. C’est ici que certains me diront qu’on essaie quand même. Peut-être, mais ce n’est visiblement pas assez. Oui, on vient tout juste d’obtenir nos indépendances, oui, il nous faut du temps pour rentrer dans les rangs de ceux qu’on appelle chaleureusement « pays développés », et oui, pour l’instant, nous sommes encore des escargots. Mais au moins, soyons des escargots très rapides!!!

Se complaire ou se faire à une situation dans laquelle l’on se trouve n’a jamais aidé à faire évoluer quoique ce soit, si ce n’est la stagnation, voire, le recul. C’est à l’envie et au travail acharné qu’on obtient l’évolution. Si ces traits sont minimes, ou pire, abonnés absents chez nos dirigeants, alors là, on peut dire adieu à toute sorte de développement. On aura beau parlé de l’émergence, on ne verra jamais sa queue. Aux leaders d’aujourd’hui donc, et à nous, ceux de demain, de prendre conscience du rôle que nous avons à jouer et de nous mettre au service de notre mère Afrique.

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mareklloyd
Qui cherche trouve. Mais, le plus dur n'est pas de trouver ce que l'on cherche, mais c'est de supporter ce qu'on a trouvé, puisqu'on l'a cherché!!! ASSUMES TOI.