Catégorie : Brésil

Quand Allah s’invite au pays du Christ Rédempteur

  • Il est 20 heures, nous sommes un dimanche, jour de match entre Fortaleza et Ceara, les deux clubs rivaux de la région où j’habite, et Dieu seul sait ô combien il est dangereux de se pavaner dans les rues pendant ces moments (dépendamment du score final, il y a souvent de ces supporteurs qui deviennent un chouya violents et s’engagent dans des « sortes d’interaction » avec autobus, personnes et autres biens publics, que je jugerais très peu honorifique vis-à-vis du genre humain. Bref…) À cette heure, je sors de l’église pour rentrer chez moi, j’arrive à l’arrêt de bus et il y a cette dame, dans la soixantaine je dirais, assise toute seule. Dans son visage, j’entrevois une certaine inquiétude. A-t-elle peur de moi ? Dans ma tête, je me demande si c’est mon physique imposant qui l’effraie ou si c’est l’événement du jour. Je n’ai pas le temps d’y réfléchir, car très vite, j’obtiens ma réponse lorsqu’elle s’adresse à moi en disant:  » Quel bus vas-tu prendre, mon fils ? »
  • J’ai tout de suite compris. La dame n’a pas envie, à raison, de rester toute seule à l’arrêt. En principe, n’importe quel bus passant sur cette avenue peut me conduire chez moi, mais en bon samaritain, en bon petit chrétien qui vient, en plus, de recevoir le Corps du Christ, je décide d’attendre avec elle jusqu’à ce que le sien n’arrive. Elle semble ravie. Et en attendant que le car ne vienne, elle engage de nouveau la conversation : (suite…)


Enfin la fin de semestre: Top 5 des choses que j’ai découvertes

Ça sent la fin du semestre, un sacré bol d’air frais que j’accueille les bras grand ouverts. Enfin bref. Qu’est ce que j’ai pu constater ou apprendre pendant ces quatre mois? Top 5.

1- il ne sert à rien de courrir, il suffit de partir à temps. Mais pour nous étudiants ( de l’Ufc en tout cas ), il ne sert à rien de partir à temps, l’important c’est de pouvoir courir, et vite. Devoirs à rendre, séminaires à préparer, aller en cours,, nous avons toujours cette tendance là, de nous lever au dernier moment. Et je l’admets, à ce jeu, je suis intraitable.

2- Les professeurs s’intéressent énormément à l’histoire de l’Afrique. À plusieurs reprises, j’ai été invité à donner des mini-séminaires pendant des cours auxquels je n’étais même pas inscrit. Occasion rêvée pour répéter à tout un auditoire de frères brésiliens qu’en Afrique, on ne vit pas dans les arbres et on ne se déplace pas sur les dos de lions et autres animaux sauvages. Pff, je parle… Qu’ils pensent ce qu’ils veulent. L’occasion m’était plutôt donnée de faire le fanfaron devant les jolies gos, oui. Qui va se négliger? (suite…)