Catégorie : Education

Lui, c’était le Professeur Koué Folligan

Si vous n’étudiez pas à la faculté de Médecine de l’Université de Lomé, vous ne saurez certainement pas de qui il s’agit. Avant le début de semaine dernière, je ne connaissais pas non plus le Monsieur, et malheureusement, les présentations furent faites à titre posthume. En effet, le mardi, 30 Mai 2017, Koué Folligan, professeur de Biologie Cellulaire et d’Histologie, rendait l’âme et ce n’est qu’à travers la vague de messages postés sur les réseaux sociaux par ses étudiants que je découvris le personnage, lequel personnage, à mon humble avis, devrait être connu de tous et servir de modèle à tous. La suite de ce billet ne sera composée que de témoignages, anecdotes et messages recueillis auprès de nos apprentis médecins et pharmaciens qui ont eu l’honneur de l’avoir comme enseignant.

Justificative de mon initiative

Si vous me demandez, c’était quel genre de professeur M. Folligan, de ce que j’ai pu retenir au cours de ces derniers jours, je vous dirais qu’il était le genre de professeur qui d’un coup pouvait se mettre à danser en entendant sonner son téléphone en plein cours; le genre de professeur qui en plus de dispenser ses connaissances, tenait à partager avec ses étudiants, des valeurs qui feraient d’eux des hommes bons, des valeurs qui depuis fort longtemps étaient siennes; le genre de professeur prêt à rire de tout, à se faire petit, à donner sans calculer. Bref, lisez plutôt.

 

 

 

« Mon téléphone ne fait plus de screenshots, sinon je t’aurais montré tous ceux qui l’ont mis en photo de profil, statut, etc… Tu aurais suivi un seul de ses cours, une seule de ses conférences, tu aurais été sous le charme. Il est allé à la TVT le 09 Mai, les téléspectateurs l’ont réclamé à fond, et il est revenu le 23. C’était lui, LE professeur le plus sympa de la fac. Un patron très très humble.

Le grand manguier! C’est un surnom qu’on ne lui avait donné que le Dimanche. La photo de lui où il sourit et est en costard date de Dimanche hein. Il avait organisé une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle après la messe à St Jean.
Le grand manguier, on lui avait proposé de le surnommer le grand baobab, il a dit non. Le baobab dure trop longtemps, qu’il n’aspire pas à ça, il préfère être un grand manguier pour donner de l’ombre et des fruits appétissants à ceux qui en ont besoin. La sagesse, l’humilité, la gentillesse, la joie de vivre. Tu peux sortir d’un sale devoir, lui il va te faire rigoler. Il a traversé de très sales moments à la fac et on a toujours été avec lui, et il a toujours été avec nous dans nos très sales moments.. Quand ça pétait, c’est lui qu’on allait voir en premier. Il était unique. (suite…)



Togo: Quel avenir pour le pays avec les formations BTS?

Au cours de mon récent séjour à Lomé, au Togo, j’ai eu, un soir, l’idée d’inviter quelques amis à la maison pour un dîner. Ils répondirent presque tous présents, et le petit vacarme que nous faisions obligea mon père à sortir dans le jardin pour voir un peu ce qu’il s’y passait. C’est alors qu’il sortit son fusil de chasse et chassa toute la bande hors du domicile sous prétexte qu’elle l’empêchait de se reposer après une journée très éprouvante. Dites-moi donc, avait-il raison de se comporter de la sorte? N’ai-je pas le droit, à plus de 20 balais, d’organiser une petite soirée chez moi ? Hein ? N’ai-je pas le droit de vous baratiner un peu avant de relater les faits tels qu’ils se sont véritablement déroulés ? Bon, on efface tout à partir de la troisième phrase et on reprend.

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Bonjour, mes gens.

À l’heure où je commence à rédiger cet article, je vous promets que je ne sais pas exactement de quoi j’aimerais vous parler. La seule certitude que j’ai, c’est que ce billet sera court, très très court.

Je vous dirais bien pourquoi j’ai passé environ 8 mois sans rien publier, mais je n’en connais pas la raison moi même donc passons.

On pourrait discuter de mes dernières vacances à Lomé. Je pourrais vous raconter combien ça conduit très mal sur les routes de ma ville préférée mais mon séjour à Cotonou m’aura prouvé que ce n’est finalement pas si déplorable que ça chez nous. Donc là, je ne sais plus. Un autre sujet? Oui, pourquoi pas! (suite…)



Éducation au Togo: Jusqu’où descendrons nous? (1)

« L’éducation scolaire peut faire stagner le développement d’un peuple, voire compromettre son futur si elle est constamment confrontée à des problèmes qui empêchent son bon fonctionnement (fragilité du système éducatif, infrastructures insuffisantes, etc.) ». Cette affirmation de José Carlos P. Almeida Filho, professeur à l’Université de Brasilia, nous envoie sans escale et sans détour à un constat : au Togo, nous sommes de véritables masochistes. Vu que nous jouons avec le feu, nous nous brûlons mais cela ne semble aucunement nous inquiéter.

Depuis quelques années, les taux de réussite aux différents examens nationaux sont sur une pente descendante et 2016 est arrivée en force pour confirmer cette tendance avec les résultats du  BEPC et du BAC 1, en attendant ceux du BAC 2 qui très certainement ne nous surprendront pas positivement. Encore que les deux premiers examens cités ont été entachés de plusieurs rumeurs selon lesquelles il a fallu faire certains « traitements cosmétiques » – comme le dira mon confrère Elie – afin d’obtenir les pourcentages de réussite officiellement publiés. Info ou intox ? Bien malin celui qui pourra dire ! (suite…)



Afrique: Parlons rêves, parlons évolution (2)

 

 

Nous sommes la jeunesse pensante de l’Afrique. Nous sommes les élites de demain, l’avenir de notre cher continent.  Nous avons beaucoup de choses à dire, et nous n’avons qu’une seule requête: Ecoutez-nous!

 

jeunesse-africaine

 

« Nous rêvons d’une Afrique. D’un continent dynamique qui prospère dans tous les domaines, et  qui aussi, porte un regard spécial sur la santé de sa population. D’un continent où l’on développe des politiques publiques ayant pour principal objectif la consolidation ou la reconstruction des systèmes de santé . En regardant les récents événements qui ont secoué notre terre mère, on a vu les limites de nos Etats, leurs difficultés dans la façon de gérer la situation par eux-même. Il est temps de commencer à penser à la santé de la population africaine d’une manière un peu plus intégrale; il ne faut plus regarder la maladie tout simplement comme un phénomène isolé mais plutôt, rechercher les facteurs déclencheurs de celle-ci. Il faut introduire un système qui puisse favoriser la prévention. Aujourd’hui, dans, les pays développés, on voit clairement comment ce système fonctionne et à quel point il est efficace. Et à titre personnel, mon souci, c’est de voir la santé de mon peuple recevoir une plus grande attention. Seuls des hommes bien portants construiront une plus belle Afrique.» Reagan Nzundu Boigny, Sciences Infirmières, Fortaleza (Brésil), Congolais.  (suite…)



Langue maternelle ou Langue officielle?

langueC’est un un fait , l’on apprend mieux quand le message est transmis dans la langue avec laquelle on a eu le premier contact. Ceci étant, en Afrique, il s’agirait de nos différentes langues locales pour plusieurs. Bien souvent, l’enfant naît dans un environnement où on ne lui parle que sa langue maternelle, y passe ses 4-5 premières années, puis patatra, une fois dans le monde scolaire, il est forcé de changer de système, d’étudier dans une langue avec laquelle il ne se sentirait pas forcément confortable.

Dans ces cas là, les enfants ont du mal à s’en sortir. Certains y arrivent, d’autres non. Au Togo par exemple, pour pouvoir admirer le spectacle, il n’y a qu’à faire un tour dans différentes écoles primaires publiques, pour ne citer que celles là. C’est à se demander s’il faut pouffer de rire ou s’indigner. Le français des élèves est de très basse qualité, et cela affecte automatiquement leur évolution dans toutes les disciplines puisque le cours n’est donné que dans la langue de Molière. (suite…)



L’automobile du développement prend son essence dans la station de l’éducation

aspanational.wordpress.com

aspanational.wordpress.com

« Il est important de se rappeler une chose que l’on tend souvent à oublier : l’organisation et la gestion d’un Etat sont entièrement basées sur l’éducation, sur l’école. Au-delà du fait que c’est elle qui forme le médecin, le juge, l’officier, le financier…, c’est elle qui forme le citoyen imbu de ses droits et surtout, de ses devoirs. Il n’est donc pas difficile de comprendre que quand l’école va mal, l’hôpital va mal, la justice va mal, l’agriculture va mal !

L’Occident l’a compris très tôt et a mis l’accent sur la qualité de l’enseignement pour pouvoir former des médecins de qualité, des gestionnaires de qualité…et par-dessus tout, des citoyens de qualité. Ils n’ont pas fait une école de qualité parce qu’ils sont riches; ils sont riches parce qu’ils ont fait une école de qualité. Le Japon, la Corée, Taiwan l’ont fait, aussi plus tard et aujourd’hui la Chine le fait ! Ils ont compris que la survie et le développement d’une nation passent par l’éducation, une école de qualité. L’alternative est claire : éduquer ou périr ! Et surtout : APPRENDRE POUR ENTREPRENDRE » Signé Jean de Dieu Adokoum, petit frère à moi, qui au moins, a compris quelque chose… (suite…)