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Une destination de vacances : le Cap Vert

Cette année, je me suis offert comme cadeau de Noël un voyage de deux semaines au Cap-Vert, terre de quelques collègues d’études au Brésil. Pour ceux qui ne le savent pas, le Cap-Vert est un archipel de dix îles situé dans l’océan Atlantique et un pays de l’Afrique de l’Ouest. Son secteur d’activité le plus porteur est le tourisme et c’est avec enchantement que j’ai pu découvrir les nombreux atouts dont il regorge, tant culturellement qu’historiquement. Sur la base de mon expérience à Santiago, l’île qui abrite la capitale, Praia, je vous soumets un Top 10 de raisons qui pourraient vous pousser à noter le Cap Vert dans votre calepin de possibles destinations pour vos prochaines vacances !

Top, c’est parti …

1- Bel archipel facile d’accès : Vous rêvez souvent des Îles Bahamas ou des Canaries ? Eh bien, je suggère, surtout aux citoyens de l’Afrique de l’ouest, de ne plus chercher aussi loin. Pour les pays membres de la CEDEAO, il n’est nul besoin de visa pour aller au Cap-Vert, qui honore la réputation des îles pour leurs beautés naturelles et leurs magnifiques plages. Pour les autres nationalités, il est possible d’obtenir un visa touriste de 180 jours une fois arrivéà l’aéroport pour 25 euros.

2- Tranquillité, mobilité urbaine optimale, beau temps, air frais : Ce pays respire l’air pur. La sensation de paix et de connexion avec la nature qu’on y ressent est impressionnante. Après plusieurs mois de travail, il serait intéressant de se retrouver par exemple dans les hauteurs d’Assomada, histoire de profiter du calme qui y règne, ainsi que du soleil accompagné d’une température comprise entre 19 et 24 degrés Celsius. Praia est aussi une ville idéale pour le repos et la détente. Elle est une capitale qui ne donne pas l’air d’en être une. Il n’y a pas beaucoup de bruit, on se rend facilement et rapidement d’un point de la ville à un autre en taxi ou en bus, lesquels sont d’ailleurs très confortables et abordables. Notons que le climat y est également agréable. (suite…)



Confidence sur la vie et sur l’autre là …

Mes peurs sont réelles. Une fois l’heure de se laisser aller dans les bras de Morphée, elles s’invitent sans préalable accord dans mes pensées; puis le matin venu, elles s’assurent que je me sente chanceux de continuer ce bout de chemin que représente la vie. C’est fou comme un seul événement peut te faire comprendre que tout ne tient qu’à un fil. Et au fil de ces dernières semaines, je peux vous assurer que je l’ai compris à plusieurs reprises. Ainsi, tout bêtement, j’ai peur de ne pas avoir suffisamment fait, de ne pas avoir suffisamment dit, suffisamment donné, ressenti, aimé, etc. dans l’hypothèse d’une rupture dudit fil qui bien souvent tombe sans crier gare!

« Carpe diem »

L’homme n’est rien, dit-on souvent. Dès la naissance, il court, encore et encore, oubliant qu’il est déjà assez vieux pour que tout s’arrête d’un coup sec. Je ne dirais pas que Michel Sardou a tort hein; mais l’amour n’est pas la seule maladie qui touche les enfants de 7 à 77 ans. L’autre là peut aussi frapper à n’importe quel moment, laissant les proches sans défense et les plongeant dans un tourbillon d’amertume et de douleur incommensurable. (suite…)



Togo: Quel avenir pour le pays avec les formations BTS?

Au cours de mon récent séjour à Lomé, au Togo, j’ai eu, un soir, l’idée d’inviter quelques amis à la maison pour un dîner. Ils répondirent presque tous présents, et le petit vacarme que nous faisions obligea mon père à sortir dans le jardin pour voir un peu ce qu’il s’y passait. C’est alors qu’il sortit son fusil de chasse et chassa toute la bande hors du domicile sous prétexte qu’elle l’empêchait de se reposer après une journée très éprouvante. Dites-moi donc, avait-il raison de se comporter de la sorte? N’ai-je pas le droit, à plus de 20 balais, d’organiser une petite soirée chez moi ? Hein ? N’ai-je pas le droit de vous baratiner un peu avant de relater les faits tels qu’ils se sont véritablement déroulés ? Bon, on efface tout à partir de la troisième phrase et on reprend.

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Pendant tout ce temps là …

Six bons mois passés à l’abri des radars de la blogosphère! On me l’aurait prédit quelques jours après l’édifiante et super motivante formation Mondoblog 2014 à Abidjan, et évidemment, j’aurais vigoureusement battu en brèche. Et pourtant, … Où étais-je donc pendant tout ce temps? À quoi est-ce que je jouais? Plongé à la fois dans l’agréable, l’utile et le futile, l’obligatoire et le facultatif, je ne suis pas sûr de pouvoir déclarer en toute quiétude que j’en ai fait bon usage, de ce bon vieux fameux temps. 

Crédit photo: www.programme-tv.net

Crédit photo: www.programme-tv.net

Pendant tout ce temps là, j’ai énormément étudié, j’ai découvert que je pouvais très bien faire carrière dans la Rédaction Web, je me suis lancé dans plusieurs activités sportives (le Muay Thaï et le Rugby sont venus s’ajouter au foot en salle), et surtout, j’ai passé tellement de temps à ne rien faire de bon. Comme si la nonchalance et la paresse en avaient marre de leur condition abstraite et venaient trouver en moi, leur forme la plus concrète qu’il soit. Tu penses que Facebook fait perdre du temps? Essaie un peu Youtube! En voilà un site qui en plus de te priver de grosses heures de production, te refile une flemme sans pareil. Et je sais très bien de quoi je parle. Ils ont changé le monde en créant des réseaux sociaux, nous changeons nos habitudes en nous agrippant à ces réseaux sociaux et ces habitudes là nous empêchent de travailler à changer le monde à notre tour. Gare à la dépendance et à l’isolement social!  (suite…)



Quand Allah s’invite au pays du Christ Rédempteur

  • Il est 20 heures, nous sommes un dimanche, jour de match entre Fortaleza et Ceara, les deux clubs rivaux de la région où j’habite, et Dieu seul sait ô combien il est dangereux de se pavaner dans les rues pendant ces moments (dépendamment du score final, il y a souvent de ces supporteurs qui deviennent un chouya violents et s’engagent dans des « sortes d’interaction » avec autobus, personnes et autres biens publics, que je jugerais très peu honorifique vis-à-vis du genre humain. Bref…) À cette heure, je sors de l’église pour rentrer chez moi, j’arrive à l’arrêt de bus et il y a cette dame, dans la soixantaine je dirais, assise toute seule. Dans son visage, j’entrevois une certaine inquiétude. A-t-elle peur de moi ? Dans ma tête, je me demande si c’est mon physique imposant qui l’effraie ou si c’est l’événement du jour. Je n’ai pas le temps d’y réfléchir, car très vite, j’obtiens ma réponse lorsqu’elle s’adresse à moi en disant:  » Quel bus vas-tu prendre, mon fils ? »
  • J’ai tout de suite compris. La dame n’a pas envie, à raison, de rester toute seule à l’arrêt. En principe, n’importe quel bus passant sur cette avenue peut me conduire chez moi, mais en bon samaritain, en bon petit chrétien qui vient, en plus, de recevoir le Corps du Christ, je décide d’attendre avec elle jusqu’à ce que le sien n’arrive. Elle semble ravie. Et en attendant que le car ne vienne, elle engage de nouveau la conversation : (suite…)


Afrique: Parlons rêves, parlons évolution (2)

 

 

Nous sommes la jeunesse pensante de l’Afrique. Nous sommes les élites de demain, l’avenir de notre cher continent.  Nous avons beaucoup de choses à dire, et nous n’avons qu’une seule requête: Ecoutez-nous!

 

jeunesse-africaine

 

« Nous rêvons d’une Afrique. D’un continent dynamique qui prospère dans tous les domaines, et  qui aussi, porte un regard spécial sur la santé de sa population. D’un continent où l’on développe des politiques publiques ayant pour principal objectif la consolidation ou la reconstruction des systèmes de santé . En regardant les récents événements qui ont secoué notre terre mère, on a vu les limites de nos Etats, leurs difficultés dans la façon de gérer la situation par eux-même. Il est temps de commencer à penser à la santé de la population africaine d’une manière un peu plus intégrale; il ne faut plus regarder la maladie tout simplement comme un phénomène isolé mais plutôt, rechercher les facteurs déclencheurs de celle-ci. Il faut introduire un système qui puisse favoriser la prévention. Aujourd’hui, dans, les pays développés, on voit clairement comment ce système fonctionne et à quel point il est efficace. Et à titre personnel, mon souci, c’est de voir la santé de mon peuple recevoir une plus grande attention. Seuls des hommes bien portants construiront une plus belle Afrique.» Reagan Nzundu Boigny, Sciences Infirmières, Fortaleza (Brésil), Congolais.  (suite…)



Afrique: Parlons Rêves, parlons évolution (1)

jeunesse-africaine

Nous sommes la jeunesse pensante de l’Afrique. Nous sommes les élites de demain, l’avenir de notre cher continent.  Nous avons beaucoup de choses à dire, et nous n’avons qu’une seule requête: Ecoutez-nous!

« Personnellement, au fil des années, j’ai compris l’importance du Droit et je trouve dommage que beaucoup soient lésés dans leurs droits tout simplement parce qu’ils ne les connaissent pas. Des femmes battues dans leur foyer et supportant tout en silence sans savoir qu’elles peuvent obtenir justice, d’autres personnes qui commettent des actes sans savoir au préalable quelle sera leur responsabilité en cas de problème.

Mon souhait pour palier à cet état de fait est de faire apporter des modifications à l’éducation des jeunes. Pour une première fois, « casser » le mythe du « droit réservé aux Juristes » et faire comprendre que tout le monde est concerné; après tout, nul n’est sensé ignorer la loi … Pourquoi dans ce cas ne pas instaurer des cours de Droit dans le système éducatif, plus précisément à partir du second degré ? Prévenir vaut mieux que guérir, dit-on souvent. Prendre ses dispositions au prime abord est préférable au recours à un avocat et à l’engagement dans un procès éprouvant et onéreux. » Latifa Sanoussi, Droit, Dakar, Béninoise.

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Langue maternelle ou Langue officielle?

langueC’est un un fait , l’on apprend mieux quand le message est transmis dans la langue avec laquelle on a eu le premier contact. Ceci étant, en Afrique, il s’agirait de nos différentes langues locales pour plusieurs. Bien souvent, l’enfant naît dans un environnement où on ne lui parle que sa langue maternelle, y passe ses 4-5 premières années, puis patatra, une fois dans le monde scolaire, il est forcé de changer de système, d’étudier dans une langue avec laquelle il ne se sentirait pas forcément confortable.

Dans ces cas là, les enfants ont du mal à s’en sortir. Certains y arrivent, d’autres non. Au Togo par exemple, pour pouvoir admirer le spectacle, il n’y a qu’à faire un tour dans différentes écoles primaires publiques, pour ne citer que celles là. C’est à se demander s’il faut pouffer de rire ou s’indigner. Le français des élèves est de très basse qualité, et cela affecte automatiquement leur évolution dans toutes les disciplines puisque le cours n’est donné que dans la langue de Molière. (suite…)