Catégorie : Afrique

Elle, c’est Bella Bellow!

Bella Bellow, pionnière de la musique togolaise

Bella Bellow, pionnière de la musique togolaise

Elle est la Cesaria Evora du Togo, et bien plus encore. Elle a inspiré et continue d’inspirer des nombreux d’artistes, tels qu’Afia Mala, Angélique Kidjo, etc. À travers sa si douce et belle voix, sa musique aussi originale qu’enchanteuse, elle serait certainement passé du statut d’étoile montante de la musique togolaise et africaine à celui d’Icône mondiale du quatrième Art. Oui oui, je vous le dis, ses œuvres sont d’art et sa voix, d’or. Camarade, je vous présente Bella Bellow, la seule et éternelle pionnière de la musique moderne togolaise.

Georgette Nafiatou Adjoavi, de son vrai nom, va faire ses débuts sur scène en 1963 lors d’une fête scolaire. Sa prestation laisse de marbre tout un public, émerveillé par cette voix que l’on ne peut écouter sans ressentir la grande émotion qu’elle partage. Dès lors, tout le monde veut se l’arracher et cela permettra à la belle d’enchaîner prestations sur prestations à d’autres fêtes scolaires et évènements populaires. À cette époque, elle n’est encore qu’une prometteuse sociétaire de l’école des Beaux-Arts d’Abidjan lorsque l’un de ses professeurs va l’introduire au grand producteur Gérard Akueson, lequel ne se fera pas prier pour la prendre sous son aile. Ainsi naîtra Bella Bellow, la diva. (suite…)



Avouons que nous, africains, sommes parfois de vrais cas!

Crédit photo: lomé-infos.com

Crédit photo: lomé-infos.com

Quand il est question de critiquer nos dirigeants, nous sommes champions. Mais lorsque pour une fois, ils prennent une décision, une bonne décision qui serait bénéfique au peuple, et Dieu sait combien elles sont rares, nous sommes encore les premiers à ne pas la respecter.

 Je veux parler ici de l’usage du casque et de la ceinture rendue obligatoire au Togo. Le nouveau code de la route comportant cette clause a été adopté le 04 Juin 2013 par l’Assemblée Nationale et depuis Avril 2014, les autorités ont décidé d’être plus rigoureux quant aux respect de cette loi. Cependant, mes chers copains ont l’air de ne pas trop s’en faire pour leur propre sécurité.

En effet, pendant mon séjour à Lomé, j’ai vu à maintes reprises des usagers de la route (surtout les conducteurs de taxi-motos) porter leurs casques, seulement aux endroits où il y a de fortes probabilités de rencontrer des agents de police chargés du contrôle de la circulation. Et pendant la course, où se trouve donc le casque? Bah, sur les cadrans ou sur les phares. Comme si c’est ça qu’il faut protéger en cas d’accident.  (suite…)



Langue maternelle ou Langue officielle?

langueC’est un un fait , l’on apprend mieux quand le message est transmis dans la langue avec laquelle on a eu le premier contact. Ceci étant, en Afrique, il s’agirait de nos différentes langues locales pour plusieurs. Bien souvent, l’enfant naît dans un environnement où on ne lui parle que sa langue maternelle, y passe ses 4-5 premières années, puis patatra, une fois dans le monde scolaire, il est forcé de changer de système, d’étudier dans une langue avec laquelle il ne se sentirait pas forcément confortable.

Dans ces cas là, les enfants ont du mal à s’en sortir. Certains y arrivent, d’autres non. Au Togo par exemple, pour pouvoir admirer le spectacle, il n’y a qu’à faire un tour dans différentes écoles primaires publiques, pour ne citer que celles là. C’est à se demander s’il faut pouffer de rire ou s’indigner. Le français des élèves est de très basse qualité, et cela affecte automatiquement leur évolution dans toutes les disciplines puisque le cours n’est donné que dans la langue de Molière. (suite…)



Ebola, rien que du Bluff

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Sérieux, Ebola nous a fait « flipper notre race ». Les gens ne se saluent plus, lorsqu’une personne tousse, on pense déjà à la mettre en quarantaine, bref, sur une échelle de 1 à 10, le niveau de dramatisation du fléau est à 15. Et plus surprenant encore, même les autorités des pays sévèrement touchés ou menacés montrent dans leurs façons de gérer le cas, qu’elles peuvent être, excusez moi le terme, idiotes. 

Nous sommes en face d’un virus bel et bien gérable si l’on prend les mesures préventives et curatives qu’il faut, lesquelles se résument à une prise en charge rapide, bonne nutrition, hygiène, hydratation, apports en Vitamine C et en Vitamine D, etc. Bref, rien de sorcier. Par conséquent, tout le boucan d’alerte générale hautement médiatisé profite à qui? Allez savoir.

Ce qui est sûr, c’est qu’en provoquant de telles frayeurs, l’industrie pharmaceutique occidentale s’en met (ou s’en mettra) plein les poches, et nos gouvernements font (ou feront) office de principaux débiteurs de fonds pour l’achat de ces produits, aussi coûteux que relativement inutiles. Et certains gouvernements, toujours dans l’intention de contrecarrer la maladie, ont adopté des mesures un peu trop drastiques.  (suite…)