Langue maternelle ou Langue officielle?

langueC’est un un fait , l’on apprend mieux quand le message est transmis dans la langue avec laquelle on a eu le premier contact. Ceci étant, en Afrique, il s’agirait de nos différentes langues locales pour plusieurs. Bien souvent, l’enfant naît dans un environnement où on ne lui parle que sa langue maternelle, y passe ses 4-5 premières années, puis patatra, une fois dans le monde scolaire, il est forcé de changer de système, d’étudier dans une langue avec laquelle il ne se sentirait pas forcément confortable.

Dans ces cas là, les enfants ont du mal à s’en sortir. Certains y arrivent, d’autres non. Au Togo par exemple, pour pouvoir admirer le spectacle, il n’y a qu’à faire un tour dans différentes écoles primaires publiques, pour ne citer que celles là. C’est à se demander s’il faut pouffer de rire ou s’indigner. Le français des élèves est de très basse qualité, et cela affecte automatiquement leur évolution dans toutes les disciplines puisque le cours n’est donné que dans la langue de Molière.

Bien… L’idée de ce billet m’est venu après avoir lu l’article « Quand les enfants ont «honte» de parler leur langue maternelle »  d’un compère mondoblogueur, dans lequel un autre problème est soulevé: Aujourd’hui il y a des parents qui interdisent carrément à leurs enfants de parler la langue locale ou maternelle. Il n’y a que le français qui passe. Bon, d’un côté, si le môme, de sa naissance jusqu’à son entrée à l’école n’a connu que la langue officielle de son pays, il serait exempté des problèmes supplémentaires que le manque de familiarité avec cette dernière pourrait causer dans son processus d’apprentissage. Mais en même temps, il perdrait pratiquement tout point d’attache avec sa culture maternelle, la langue étant la voie par excellence à partir de laquelle toute culture est véhiculée.

J’ai pu moi même expérimenté cette situation et elle est tout sauf agréable. Je n’ai pas vraiment été confronté aux langues maternelles de mes parents dès mon plus jeune âge, et aujourd’hui je le paye cash à chaque fois que je me rends dans mes villes d’origine. C’est vrai, à force d’y aller très souvent, j’ai pu capté quelques notions de la langue et de la culture, mais, arrive toujours ce moment pendant lequel, lorsqu’une conversation devient un peu plus profonde, je suis obligé de me sentir mi-snob, mi-idiot. Du genre, je ne comprend plus rien et là, soit je passe par tous les moyens pour m’échapper, soit je reste là, faisant bêtement semblant de tout comprendre.

Dans tous les cas, c’est là qu’on se rend compte du grand fossé qu’une langue peut créer entre deux personnes. Et ça devient bien plus embêtant, absurde quand il s’agit de deux personnes qui ont la même origine, qui sont un même peuple, et qui, à priori devraient partager le même système linguistique.

                             Que devons-nous donc faire face à ce problème?

 

www.menci-igen.net

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La réponse est simple: Il faut rouer son enfant de coups de langue maternelle en journée, puis, lui lire une ou plusieurs histoires en langue officielle le soir avant qu’il ne s’endorme. En d’autres termes, il faut constamment lui parler les deux, voire les trois langues afin qu’il s’habitue à elles toutes. Les petits gosses ont cette facilité là de reconnaître, puis d’apprendre plus d’une langue à la fois, et contrairement à ce que bien de personnes pourraient penser,  ce processus commence bien avant qu’il ne soit en mesure de prononcer le moindre mot, et cette aptitude diminue avec l’âge. Comprenez donc pourquoi j’ai du mal à maîtriser les langues de mes parents aujourd’hui.

 

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mareklloyd
Qui cherche trouve. Mais, le plus dur n'est pas de trouver ce que l'on cherche, mais c'est de supporter ce qu'on a trouvé, puisqu'on l'a cherché!!! ASSUMES TOI.