Football : Saison 2014-2015, mon bilan

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En tant que gros passionné de football, je me voyais bien publier des articles à la pelle tout au long de la saison européenne. Cependant, j’ai fini par décider de n’en publier qu’un seul à la fin de l’exercice 2014-2015, sous forme de bilan général. Ce billet, je tiens à le préciser, est très subjectif (…) mais bon, je suis objectif dans ma subjectivité.

Les lyonceaux apprennent à rugir, et ils apprennent vite.

Ils ont joué un beau football, ils ont émerveillé, ils ont enchanté, ils ont terminé dans une position que presque personne ne leur accordait en début de saison. Oui, je parle de l’Olympique Lyonnais, et oui, je parle là de mon club de cœur. Depuis la saison 2013-2014, j’avais suivi d’un œil très attentif la progression des jeunes comme Tolisso, Ferri, Lopes, et surtout, Lacazette, Grenier et Umtiti qui eux, ont littéralement explosé. Leur parcours plus qu’honorable en Ligue Europa (éliminés en quarts de finale par la Juventus Turin) m’avait poussé à croire que ces jeunes seraient capables de permettre au club de retrouver les sommets du football français. Et lorsque j’ai osé sortir ma langue pour le déclarer ouvertement devant un copain, il a rapidement battu en brèche en disant avec son accent congolais : « Ah quel Lyon, mon frère? Lyon est mort »

Crédit photo: www.eurosport.fr

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Bon bah finalement, il s’avérerait que non. Le club a pris le soin et le temps nécessaire pour former d’excellents lyonçeaux. Aujourd’hui, avec Nabil Fekir La Révélation de l’année, Clinton N’jie, Rachid Ghezzal, ajoutés aux éléments cités dans le paragraphe ci-dessus et à des expérimentés comme Gourcuff, Jallet, Bisevac, etc, l’Olympique Lyonnais fait forcément des envieux, tellement l’effectif est jeune et pétri de talents. Ce groupe à 90% issu du centre de formation du club a fini à une belle deuxième place en ligue 1, derrière le PSG, et peut espérer titiller un peu plus les Qataris l’année prochaine. Quant à la ligue des champions, sortir des poules serait déjà pas mal.

Le football n’est pas mathématique, ce n’est pas magie non plus.

On dit souvent que le résultat d’un match de football ne peut pas se prédire à l’avance, que tout peut arriver. Oui, possible, mais on peut plus ou moins deviner qui sera sur le toit du championnat lorsque la saison arrivera à son épilogue. Ainsi dans les championnats majeurs, il y a rien eu de bien surprenant. La Juve s’est baladée comme à son habitude en Italie, le Bayern et Chelsea en ont fait de même en Allemagne et en Angleterre, respectivement. Il n’y a qu’en Espagne où le suspense est toujours entier jusqu’à la fin et cette année n’a pas dérogé à la règle. Le Real a « merdé » dans les derniers instants et le Barça en a profité. Point final. Enfin, en France, L’agréable Olympique Lyonnais a tenu tête au PSG pendant très longtemps avant de finir par laisser les potes à Ibrahimovich s’envoler à deux journées de la fin du championnat.

Les Champions en Europe pour la saison 2014-2015 !

Côté déceptions, je citerais Le Milan AC qui aujourd’hui est devenu méconnaissable malgré un excellent Jérémy Menez, Manchester City et Manchester United qui n’ont en aucun moment pu suivre le rythme imprégné par les Blues, et ce, malgré leurs effectifs impressionnants. Je mentionnerai également Dortmund qui a complètement lâché et Marseille, qui avec l’arrivée de Bielsa et une première partie de saison plus qu’intéressante, se devait de terminer, minimum sur le podium.

Je suis quand même heureux de voir que l’Atletico Madrid a été renvoyé à sa place. Oui, je le dis haut et fort, je n’ai jamais aimé cette équipe, et surtout son football. Excusez moi le terme, « une philosophie de merde ». Rien à ajouter. Quant à Liverpool et à Arsenal, je dirais juste que ça fait un bail que ces deux équipes ne font plus vraiment le poids. Ils sont des prétendants de façade. Ils n’ont plus la force qui était la leur il y a quelques années. Aujourd’hui, c’est bof quoi ! Dès le début de la saison, je ne les voyais pas du tout en mesure de lutter pour le titre. Et sauf en cas de gros mercato pendant l’été, mon avis restera inchangé pour l’année prochaine.

La Ligue des Champions

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Bien bien bien. La grande surprise de cette édition est la Juventus Turin. Je la voyais revenir en forme et quelque part, je sentais cette équipe en mesure d’aller loin dans la compétition européenne, et j’en avais d’ailleurs fait cas à mon ami Yves Kanake. Mais qu’elle atteigne la finale, pour moi, c’était une « probabilité très peu probable », pour ne pas dire une « pogbablité très peu pogbable ». En huitièmes et en quarts, ils avaient hérité de clubs largement à leur portée (un Dortmund sur le déclin et un Monaco pas assez fort). Mais en demi, il a fallu faire tomber le champion en titre, le Real Madrid, et ça, ce fut quelque chose.

Ensuite pour la finale, il y avait le Grand Barcelone en face, lequel a proposé le meilleur football de la saison. Ni le PSG, ni le Bayern n’a pas pu tenir en face de la MSN (le trio Messi-Suarez-Neymar), donc je ne m’attendais pas à une victoire des turinois. Il est vrai que je pensais qu’ils avaient une carte à jouer mais il fallait se rendre à l’évidence. Le Barça version 2015 est comme le Real version 2014: Sur une autre planète. Bravo à eux pour cette saison réussie à tous les niveaux. Celui qui en profitera le plus répond au nom de Lionel Messi, vu qu’il vient, sans l’ombre d’un doute, de valider son 5e Ballon d’Or.

Aussi, un mot de félicitations à l’endroit du club de Séville qui remporte pour la deuxième fois consécutive la ligue Europa. Selon moi, c’est un très grosse performance. Très émouvante, l’histoire de leur fer de lance, Carlos Bacca

Ma petite pique: Les doigts levés en V, en signe de victoire, David Luiz a creusé sa propre tombe

Vous qui avez suivi le quart de finale aller de la Ligue des champions entre le Paris Saint Germain et le FC Barcelone, l’aurez certainement remarqué : David Luiz a été horrible. Suite à un retour miraculeux de blessure, au lieu de d’aider son équipe à noyer les attaques adverses, il a plutôt servi de pont à Suarez qui n’en demandait pas plus pour traverser la Seine. Et le gars a tellement kiffé qu’il a remis ça quelques instants plus tard. La vidéo ici

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Ce soir-là, un peu comme Boateng en demi-finale, il a été la principale cible des coups de gueule des supporters et des moqueries sur le web. Et pourtant, quelques semaines plutôt, on parlait plutôt de David Christ de Nazareth. Il fut le grand héro du nul obtenu à Stamford Bridge contre Chelsea, synonyme de qualification pour le tour suivant. Le cousin était déchaîné. On le voyait partout sur le terrain, en défense, au milieu, en attaque, et même à la conclusion sur l’un des deux buts inscrits par le club parisien. Donc, si seulement il s’était gardé de tant d’efforts en huitièmes, la bande à Mourinho serait passée et il se serait évité d’en prendre de tous les côtés en quarts. Bref, David Luiz a creusé sa propre tombe, et il s’en est donné à cœur joie. Ah, la vie ! On est très vite passé de l’héros au zéro. Un conseil mes chers : Carpe Diem.

Bon bah, voilà pour cette belle saison de football et vivement la prochaine. Et j’espère pouvoir, un jour, écrire un article avec autant de passion, sur une saison de foot en Afrique. Vraiment vraiment. Notre football a besoin de se réveiller.

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mareklloyd
Qui cherche trouve. Mais, le plus dur n'est pas de trouver ce que l'on cherche, mais c'est de supporter ce qu'on a trouvé, puisqu'on l'a cherché!!! ASSUMES TOI.