Mondial 2018 : le Brésil, assurément l’équipe à suivre !

Nous y sommes, c’est l’heure du tant attendu Mondial 2018 en Russie. Les amoureux du foot y vont déjà de leurs pronostics sur la sélection qui ne va pas ramener que des bouteilles de vodka à la maison… La France, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique et l’Argentine sont les vainqueurs potentiels suggérés par des connaissances avec lesquelles j’ai récemment évoqué la question. Quant à la plus grande nation du football, le Brésil, le doute subsiste. Le 7-1 de l’édition précédente a pris ancrage dans les mémoires et même au sein de la population auriverde : on veut y croire sans vraiment y croire. La Seleção est donc une équipe qu’il faudra suivre de très près. Mais des raisons de suivre les performances de la Seleção , il y en a beaucoup d’autres…

On veut tous voir comment va réagir la bande à Neymar après la grosse désillusion encaissée à domicile lors de la coupe du monde il y a quatre ans. En évoquant la plus lourde défaite de son histoire dans la compétition, une amie brésilienne commente non sans humour ce qu’elle a vécue quand le brésil fut battu 7-1 par l’Allemagne en demi-finale :« Tu supportes, tu supportes et puis bam! 7-1. Prends ça dans ta face », cela explique sa réticence à suivre les matchs de son équipe cette année. Mais dans le même temps elle considère que la sélection a un message à faire passer au monde et qu’elle doit rappeler à tous qu’elle reste la meilleure de l’Histoire, et cela passe la conquête du Hexa*. En a t-elle les moyens? Assurément. (suite…)



Une destination de vacances : le Cap Vert

Cette année, je me suis offert comme cadeau de Noël un voyage de deux semaines au Cap-Vert, terre de quelques collègues d’études au Brésil. Pour ceux qui ne le savent pas, le Cap-Vert est un archipel de dix îles situé dans l’océan Atlantique et un pays de l’Afrique de l’Ouest. Son secteur d’activité le plus porteur est le tourisme et c’est avec enchantement que j’ai pu découvrir les nombreux atouts dont il regorge, tant culturellement qu’historiquement. Sur la base de mon expérience à Santiago, l’île qui abrite la capitale, Praia, je vous soumets un Top 10 de raisons qui pourraient vous pousser à noter le Cap Vert dans votre calepin de possibles destinations pour vos prochaines vacances !

Top, c’est parti …

1- Bel archipel facile d’accès : Vous rêvez souvent des Îles Bahamas ou des Canaries ? Eh bien, je suggère, surtout aux citoyens de l’Afrique de l’ouest, de ne plus chercher aussi loin. Pour les pays membres de la CEDEAO, il n’est nul besoin de visa pour aller au Cap-Vert, qui honore la réputation des îles pour leurs beautés naturelles et leurs magnifiques plages. Pour les autres nationalités, il est possible d’obtenir un visa touriste de 180 jours une fois arrivéà l’aéroport pour 25 euros.

2- Tranquillité, mobilité urbaine optimale, beau temps, air frais : Ce pays respire l’air pur. La sensation de paix et de connexion avec la nature qu’on y ressent est impressionnante. Après plusieurs mois de travail, il serait intéressant de se retrouver par exemple dans les hauteurs d’Assomada, histoire de profiter du calme qui y règne, ainsi que du soleil accompagné d’une température comprise entre 19 et 24 degrés Celsius. Praia est aussi une ville idéale pour le repos et la détente. Elle est une capitale qui ne donne pas l’air d’en être une. Il n’y a pas beaucoup de bruit, on se rend facilement et rapidement d’un point de la ville à un autre en taxi ou en bus, lesquels sont d’ailleurs très confortables et abordables. Notons que le climat y est également agréable. (suite…)



Quand j’invite un physiologiste pour parler politique de chez nous

L’expérience de Pavlov et son chien, tu connais? Je suppose que oui. Donc en bref, c’est l’histoire d’un chien qui, comme tous ses compères et nous aussi d’ailleurs, salive dès qu’il se retrouve en face de la nourriture. A cette dernière, on associe pendant une période donnée le son d’une sonnette, puis on finit par remarquer que même lorsque disparaît la nourriture, la sonnette à elle toute seule réussit à faire saliver le chien.

Prenons cette expérience, relevons les éléments « Chien », « sonnette » et « nourriture », puis adaptons les à la situation qui est notre au Togo et dans bien d’autres pays africains. Ainsi, le peuple serait le chien, la nourriture, l’ensemble des conditions favorables à l’épanouissement du peuple et la sonnette, l’élement proposé pour faciliter l’accès du peuple aux dites conditions, pouvant se présenter sous diverses configurations. Dans cette catégorie, nous retrouvons les partis et systèmes politiques. Rappelons que le tout est inséré dans un réseau (un Pavlov) qui contrôle tout, influence directement les comportements de chaque élément, et dont la seule motivation est de mener à bien ses affaires.

Et alors?

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Confidence sur la vie et sur l’autre là …

Mes peurs sont réelles. Une fois l’heure de se laisser aller dans les bras de Morphée, elles s’invitent sans préalable accord dans mes pensées; puis le matin venu, elles s’assurent que je me sente chanceux de continuer ce bout de chemin que représente la vie. C’est fou comme un seul événement peut te faire comprendre que tout ne tient qu’à un fil. Et au fil de ces dernières semaines, je peux vous assurer que je l’ai compris à plusieurs reprises. Ainsi, tout bêtement, j’ai peur de ne pas avoir suffisamment fait, de ne pas avoir suffisamment dit, suffisamment donné, ressenti, aimé, etc. dans l’hypothèse d’une rupture dudit fil qui bien souvent tombe sans crier gare!

« Carpe diem »

L’homme n’est rien, dit-on souvent. Dès la naissance, il court, encore et encore, oubliant qu’il est déjà assez vieux pour que tout s’arrête d’un coup sec. Je ne dirais pas que Michel Sardou a tort hein; mais l’amour n’est pas la seule maladie qui touche les enfants de 7 à 77 ans. L’autre là peut aussi frapper à n’importe quel moment, laissant les proches sans défense et les plongeant dans un tourbillon d’amertume et de douleur incommensurable. (suite…)



Lui, c’était le Professeur Koué Folligan

Si vous n’étudiez pas à la faculté de Médecine de l’Université de Lomé, vous ne saurez certainement pas de qui il s’agit. Avant le début de semaine dernière, je ne connaissais pas non plus le Monsieur, et malheureusement, les présentations furent faites à titre posthume. En effet, le mardi, 30 Mai 2017, Koué Folligan, professeur de Biologie Cellulaire et d’Histologie, rendait l’âme et ce n’est qu’à travers la vague de messages postés sur les réseaux sociaux par ses étudiants que je découvris le personnage, lequel personnage, à mon humble avis, devrait être connu de tous et servir de modèle à tous. La suite de ce billet ne sera composée que de témoignages, anecdotes et messages recueillis auprès de nos apprentis médecins et pharmaciens qui ont eu l’honneur de l’avoir comme enseignant.

Justificative de mon initiative

Si vous me demandez, c’était quel genre de professeur M. Folligan, de ce que j’ai pu retenir au cours de ces derniers jours, je vous dirais qu’il était le genre de professeur qui d’un coup pouvait se mettre à danser en entendant sonner son téléphone en plein cours; le genre de professeur qui en plus de dispenser ses connaissances, tenait à partager avec ses étudiants, des valeurs qui feraient d’eux des hommes bons, des valeurs qui depuis fort longtemps étaient siennes; le genre de professeur prêt à rire de tout, à se faire petit, à donner sans calculer. Bref, lisez plutôt.

 

 

 

« Mon téléphone ne fait plus de screenshots, sinon je t’aurais montré tous ceux qui l’ont mis en photo de profil, statut, etc… Tu aurais suivi un seul de ses cours, une seule de ses conférences, tu aurais été sous le charme. Il est allé à la TVT le 09 Mai, les téléspectateurs l’ont réclamé à fond, et il est revenu le 23. C’était lui, LE professeur le plus sympa de la fac. Un patron très très humble.

Le grand manguier! C’est un surnom qu’on ne lui avait donné que le Dimanche. La photo de lui où il sourit et est en costard date de Dimanche hein. Il avait organisé une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle après la messe à St Jean.
Le grand manguier, on lui avait proposé de le surnommer le grand baobab, il a dit non. Le baobab dure trop longtemps, qu’il n’aspire pas à ça, il préfère être un grand manguier pour donner de l’ombre et des fruits appétissants à ceux qui en ont besoin. La sagesse, l’humilité, la gentillesse, la joie de vivre. Tu peux sortir d’un sale devoir, lui il va te faire rigoler. Il a traversé de très sales moments à la fac et on a toujours été avec lui, et il a toujours été avec nous dans nos très sales moments.. Quand ça pétait, c’est lui qu’on allait voir en premier. Il était unique. (suite…)



Notre Togo a désormais 57 printemps…

Cher Togo, joyeux anniversaire ! Nous tes enfants, sommes fiers de toi. Comment je le sais ? Fastoche, c’est toujours avec force et détermination que nous te défendons et te célébrons sur les réseaux sociaux, et ce, chaque 27 avril. Mais toi, es-tu fier de tes enfants ?

Bonne question…

Quelque part, c’est à cause de nous qu’on parle de toi aujourd’hui comme faisant partie des nations les plus pauvres et les plus tristes du monde… Es-tu quand même fier de nous ? Nous t’avons juré développement économique et avons promis de faire de toi un bel et émergent Etat, mais plus de 50 ans après, tu n’as pas bougé de l’arrière-cour. Nous fais-tu toujours confiance ? Nous sommes les frères et sœurs qui sevrons d’autres frères et sœurs du pain de bonne qualité, du paracétamol optimisé, de la craie de dernière génération, etc. Sommes-nous toujours beaux et belles à tes yeux ? (suite…)



Togo: Quel avenir pour le pays avec les formations BTS?

Au cours de mon récent séjour à Lomé, au Togo, j’ai eu, un soir, l’idée d’inviter quelques amis à la maison pour un dîner. Ils répondirent presque tous présents, et le petit vacarme que nous faisions obligea mon père à sortir dans le jardin pour voir un peu ce qu’il s’y passait. C’est alors qu’il sortit son fusil de chasse et chassa toute la bande hors du domicile sous prétexte qu’elle l’empêchait de se reposer après une journée très éprouvante. Dites-moi donc, avait-il raison de se comporter de la sorte? N’ai-je pas le droit, à plus de 20 balais, d’organiser une petite soirée chez moi ? Hein ? N’ai-je pas le droit de vous baratiner un peu avant de relater les faits tels qu’ils se sont véritablement déroulés ? Bon, on efface tout à partir de la troisième phrase et on reprend.

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Bonjour, mes gens.

À l’heure où je commence à rédiger cet article, je vous promets que je ne sais pas exactement de quoi j’aimerais vous parler. La seule certitude que j’ai, c’est que ce billet sera court, très très court.

Je vous dirais bien pourquoi j’ai passé environ 8 mois sans rien publier, mais je n’en connais pas la raison moi même donc passons.

On pourrait discuter de mes dernières vacances à Lomé. Je pourrais vous raconter combien ça conduit très mal sur les routes de ma ville préférée mais mon séjour à Cotonou m’aura prouvé que ce n’est finalement pas si déplorable que ça chez nous. Donc là, je ne sais plus. Un autre sujet? Oui, pourquoi pas! (suite…)



Éducation au Togo: Jusqu’où descendrons nous? (1)

« L’éducation scolaire peut faire stagner le développement d’un peuple, voire compromettre son futur si elle est constamment confrontée à des problèmes qui empêchent son bon fonctionnement (fragilité du système éducatif, infrastructures insuffisantes, etc.) ». Cette affirmation de José Carlos P. Almeida Filho, professeur à l’Université de Brasilia, nous envoie sans escale et sans détour à un constat : au Togo, nous sommes de véritables masochistes. Vu que nous jouons avec le feu, nous nous brûlons mais cela ne semble aucunement nous inquiéter.

Depuis quelques années, les taux de réussite aux différents examens nationaux sont sur une pente descendante et 2016 est arrivée en force pour confirmer cette tendance avec les résultats du  BEPC et du BAC 1, en attendant ceux du BAC 2 qui très certainement ne nous surprendront pas positivement. Encore que les deux premiers examens cités ont été entachés de plusieurs rumeurs selon lesquelles il a fallu faire certains « traitements cosmétiques » – comme le dira mon confrère Elie – afin d’obtenir les pourcentages de réussite officiellement publiés. Info ou intox ? Bien malin celui qui pourra dire ! (suite…)



Image dun ballon de foot de l Euro 2016

Ma liste des 23 Bleus pour l’Euro 2016

D’ici quelques heures, le sélectionneur de l’Equipe de France de Football, Didier Deschamps, publiera la liste des 23 joueurs convoqués pour l’Euro 2016 qui se déroulera dans l’hexagone. Eh bah moi, je vais me permettre dans ce billet de le devancer en vous présentant une liste qui sera sans doute assez similaire à la sienne, mais avec deux ou trois choix que je ne vois franchement pas l’ancien coach de l’OM faire. C’est parti !

Les gardiens de but:

À ce poste, aucun mystère. Hugo Lloris (Tottenham) et Steve Mandanda (OM) sont les numéros 1 et 2. Je trouve peu utile le fait de prendre un troisième gardien mais je le fais quand même et ce sera Alphonse Areola (Villareal). Il est jeune, talentueux et est en train de boucler une excellente saison avec le sous marin jaune. Et vu qu’il représente l’avenir au poste, autant le plonger dans l’atmosphère tout de suite. Toutefois, sur les papiers de Deschamps, c’est le dernier rempart du Stade Rennais, Benoît Costil, qui tiendrait la corde…

Les défenseurs:

Au vu des dernières performances, on peut dire que la défense est le plus gros chantier de cette équipe de France, tant elle s’est montrée peu tranchante dans ce secteur de jeu. N’empêche qu’à un choix près, la sélection des 8 hommes me semble assez aisée à faire. Les 4 centraux seront Laurent Koscielny (Arsenal), Raphaël Varane (Real Madrid), Eliaquim Mangala (Manchester City) et Samuel Umtiti (OL). Ce dernier a été le grand patron de la défense lyonnaise cette saison et mérite amplement un ticket pour l’Euro. À gauche, on aura le vétéran Patrice Evra (Juventus Turin) et Lucas Digne (As Rome). Sur le flanc droit, ce sera Bacary Sagna (Manchester City) et Christophe Jallet (OL). (suite…)